Les entreprises et leurs dirigeants doivent réviser leurs ambitions. La géopolitique chamboule les règles du jeu du commerce mondial et du droit international mais aussi les attentes des clients et les chaînes d'approvisionnement. Certaines ressources s'amenuisent, l'intelligence artificielle bouleverse nombre de métiers, de nouvelles compétences sont nécessaires, les "business-models" sont à repenser, la cybersécurité occupe les esprits.
Faire du surplace n'est pas envisageable. Il importe de dépasser les seules données quantitatives pour redessiner une ambition qui, tout en restant fidèle aux valeurs qui ont façonné la réussite de l'entreprise, suscite une forte envie d'avancer autrement. Il s'agit de faire apparaître un tout cohérent qui tend vers une haute aspiration. Devenir une référence pour son secteur, se développer à l'international, inventer une nouvelle manière de toucher le consommateur...
Aucun dirigeant ne peut se limiter à un rôle de gestionnaire. Il doit trouver le moyen de (re) motiver les équipes, d'intégrer à sa feuille de route des enjeux sociétaux et environnementaux et convaincre tous ceux qui interagissent avec l'entreprise (clients, actionnaires, fournisseurs, investisseurs...). Un projet de transformation est un sport collectif. Pour le mener à bien, il importe que le dirigeant dialogue avec tous les interlocuteurs ; les intègre dans le processus de décision, en faire un levier de résolution de problèmes. Il s'agit de communiquer avec honnêteté, sincérité, humilité, transparence, tout simplement. Face aux incertitudes de tous ordres, le dirigeant reconnait ne pas tout savoir (humilité) sans pour autant perdre son autorité naturelle, son influence auprès des équipes, sa détermination.
Le dirigeant doit jongler entre diriger et collaborer avec ses équipes. Il tolère les erreurs et tâtonnements pour instaurer un climat de sécurité psychologique propice à l'expression de la parole, au développement de la créativité.
Attention à l'effet déceptif d'une intelligence collective proclamée qui ne correspond pas au vécu des équipes.
Déceler avec régularité offre au dirigeant du temps pour la réflexion et l'anticipation. En évitant ainsi l'épuisement, le dirigeant se retrouve en mesure d'accélérer la transformation et ainsi contribuer, à la robustesse de l'entreprise.
Le leadership se métamorphose, il évolue vers un careship. Ce n'est plus le leader qui est au centre mais la relation. Ce n'est pas de la gentillesse naïve, ou de la faiblesse d'autorité, mais une compétence stratégique qui repose sur trois piliers:
a) Créer les conditions pour que chaque collaborateur donne le meilleur de lui-même.
b) Prendre soin de la performance avec les équipes
c) Donner du sens en reliant le quotidien à la vision stratégique
Ce changement de paradigme s'impose eu égard aux conditions perturbées dans lesquelles l'entreprise évolue, dans ce monde bouleversé.
Bonne lecture
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Patrice DALAIGRE
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