Inconnu ou presque il y a une quinzaine d'années puis vécu les premiers temps de son apparition comme un aveu de faiblesse le coaching est passé depuis sept ou huit ans d'une démarche curative pour collaborateurs en difficulté à la fabrication de managers experts et performants.
Cette profession, peu réglementée, est encore infiltrée par des consultants mal, ou pas, formés qui déforment l'image du coaching.
Un coach est sollicité pour épauler un manager dans son développement, à l'occasion d'une prise de fonction, d'une promotion où les anciens collègues deviennent ses collaborateurs ; ou encore pour gérer un problème complexe sur des projets transverses.
Le coach procure au manager un lieu de parole protégée ; il répond souvent au besoin de se construire une identité en ligne avec ses valeurs. il l'aide à sortir d'un excès de contrôle, vivant mal la pression d'une direction ; la nécessité de fournir des solutions dans des délais très courts pour le positionner en manager-leader apporteur de ressources pour ses collaborateurs.
Bien mené un coaching accueille une personne dans sa globalité avec ses multiples facettes. les transformations à opérer ne reposent jamais uniquement sur les compétences. Elles touchent aux représentations, identités et modes relationnels. Comment augmenter sa fluidité vis à vis de son équipe dans les face à face ? Il aide le manager à trouver sa juste place dans le collectif ; développe sa capacité à donner du sens, à partager une vision claire de l'activité.
A date, trop de coaching reposent sur des approches simplistes centrées sur la seule performance opérationnelle. Il revient au coach de savoir mettre l'essentiel au coeur de l'important. Dégager du temps pour les tâches importantes (voir la matrice d'Eisenhower) et la nécessité prioritaire de trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Le coach doit créer l'espace de liberté nécessaire à un manager pour qu'il prenne avec plaisir, courage et efficacité ses responsabilités, les exerce en bonne intelligence émotionnelle et les assume pleinement. Il a aussi le devoir de dire non et refuser une mission. Il n'est jamais une courroie de transmission d'une volonté non clairement affichée d'une direction générale.
L'arrivée de l'intelligence artificielle, des nouvelles générations, la crise ressentie de l'autorité, le monde économique de plus en plus volatil, incertain et ambigüe, la crise du sens, la mutation de nombre de leaders...font vivre les managers dans un cadre chaotique. Les coachs ont parfois l'impression de se trouver dans la position de l'écrivain public qui oeuvre au sein d'une société où le nombre d'analphabètes augmente. Beaucoup de managers avancent, réussissent tout de même sans avoir besoin de coach, c'est heureux! Mais il est vrai que le besoin d'être regardé, épaulé, écouté sans jugement, avec bienveillance, avec empathie (les anglo-saxons parlent de "sounding board") et de se retrouver dans un cadre intimiste pour s'épancher sans risque d'être jugé à tendance à s'accroître depuis la fin des années 2020.
Nous sommes des êtres de relations, qui souhaitons, au fond, faire communauté avec tous, tant dans l'entreprise que dans la cité. Chacun a son vécu, ses traumas, ses conditionnements. Il est difficile de sortir de certains de ses déterminismes, de son cadre, de sa zone de confort, seul ; le coach est un miroir actif qui peut aider à faire évoluer ses fondamentaux lorsqu'il y a nécessité.
Cet article s'appuie sur les réflexions de Vincent Lenhardt, le fondateur de Transformance Pro
Bonne lecture
Bien cordialement
Patrice DALAIGRE
MS CONSEIL... comprendre mieux pour agir jsute
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