Faisons focus sur ce qui se passe en Allemagne où l'urgence est passée cette année au rouge. Ce pays a créé une prime à l'achat de véhicules électriques sans vouloir se protéger de l'ogre chinois. En juin dernier près de 85 000 BEV ont été immatriculé outre-rhin soit une progression de 80% sur le même mois de l'an dernier. Sur le semestre la hausse de ce type de véhicules est de près de 50%, ce qui fait sourire la concurrence chinoise.Â
BYD a vendu plus de 25 000 véhicules soit une progression de + 315%. Cette marque dispose, à date, d'une part de marché de 1,8%.
Leapmotor, la marque asiatique proche de Stellantis, a vendu 8 500 véhicules soit une progression de +306%
Même Tesla avec plus de 30 000 véhicules vendus s'est engouffrée dans l'offre et fait un bon de +225%.
et, dans le même temps
Volkwagen recule de 4% et vient d'annoncer la suppression supplémentaire de 50 000 postes après une première vague de 50 000 emplois.
BMW et Mercedes connaissent aussi des replis tant dans les volumes que dans les résultats financiers
En France, le gouvernement a dressé une liste de 56 véhicules électriques qui remplissent les conditions environnementales pour bénéficier du bonus écologique de 5000€.
L'Allemagne quant à elle semble miser sur un changement des règles européennes pour aider les produits made in Europe, après avoir trop longtemps tergiversé et refuser de pénaliser la Chine pour ne pas se priver de ce marché. Une grossière erreur!
Le temps presse. Face à un marché domestique en baisse de 23% en juin, les constructeurs chinois déversent leurs productions, exportent leur guerre des prix. Ils pourraient atteindre 11 à 12% de parts de marché en Europe dès la fin de cette année venant de 4% l'an dernier. Cette part prise sur le marché européen pourrait atteindre 17 à 20% l'an prochain. Ce pays a livré 5,3 millions de voitures électriques et hybrides rechargeables dans le monde contre 3,5 millions l'an dernier. Cette tendance lourde devrait se poursuivre les prochaines années avec des véhicules de mieux en mieux adaptés à nos marchés.
L'Europe semble tétanisée alors que la réponse n'est pas forcément, et seulement, dans ce combat électrique comme voudrait nous le faire croire les politiques écologistes, comme si la réponse globale était chinoise.
Si 2035 devait s'appliquer telle que le prévoit Bruxelles, nous pouvons imaginer nos routes faire rouler une à deux voitures sur quatre chinoises.
Voulons-nous encore sauver notre industrie automobile? Voulons-nous encore attirer des talents techniques et commerciaux dans cette industrie?
Bonne réflexion d'été
Rendez-vous sur notre site pour mieux nous connaître ; faire, éventuellement, appel à l'un de nos experts pour nourrir votre réflexion stratégiqueÂ
bien cordialement
Patrice DALAIGRE
MS CONSEIL comprendre mieux pour agir juste
