En vingt -ans, le temps consacré aux activités collaboratives dans les entreprises a augmenté de plus de 50%, nous apprend une récente étude menée par l'agence du conseil en neurosciences Cog'X et le cabinet de conseil en transformation Bartle.
Dans la plupart des entreprises, environ 30% de la valeur collaborative repose sur 5% des collaborateurs, montrant que cette posture ne va pas de soi.
Des questions à se poser :
a) L'entreprise met-elle à disposition de chacun des ressources adaptées (nécessaires et suffisantes)?
b) Tous les managers sont-ils bien formés à déterminer et suivre des objectifs SMART ? (1)
c) L'entreprise octroie-t-elle du temps aux collaborateurs pour qu'ils développent entre eux une relation de qualité efficace et efficiente?
Si la réponse à ces trois questions est positive, coopérer permet alors de concilier et, attendre des objectifs, à la fois de la performance et une bonne synergie entre les équipes.
En cas de réponse négative, l'entreprise peut s'entêter à enjoindre à ses collaborateurs davantage de collaboration, elle n'arrivera qu'à générer du stress, des conflits, un engagement global émoussé et pourra créer une performance très moyenne.
Nombreuses sont les entreprises qui négligent de suivre, d'évaluer ou même d'encourager la coopération.
En outre, l'intelligence artificielle qui avance très vite dans nombre de métiers risque de fragiliser les interdépendances au moment où l'entreprise en a le plus besoin.
Au sein d'une équipe dirigée par un manager rompu aux qualités du leadership la coopération, généralement fonctionne bien. Cette coopération sera plus difficile entre équipes voisines tant chaque groupe tend spontanément à traiter différemment ceux qui ne font pas partie du groupe.
La communication est l'un des facteurs clés de la coopération : faire des phrases courtes qui se mémorisent facilement, utiliser des verbes d'action et des images concrètes, donner du rythme en utilisant les répétitions pour les idées fortes, faire attention aux mots parasites et les derniers mots doivent porter l'énergie que vous souhaitez mobiliser.
Les managers doivent être les mieux placés pour favoriser la coopération. Mais souvent, sous pression des urgences, par manque de délégation, ils perdent leur rôle de facilitateur.
Les directions sont moins bonnes à percevoir et reconnaître les émotions qui circulent au sein des équipes. Ils n'ont pas suffisamment développer cette intelligence émotionnelle et relationnelle. La coopération est facilitée lorsque les dirigeants sont à la fois empathiques et montrent de l'assertivité pour tous leurs managers.
La coopération s'entretient, elle ne se stabilise jamais naturellement.
Un autre moyen pour doper la coopération : renouveler les interactions, témoigner de la reconnaissance, trouver le bon dimensionnement des équipes. Une équipe fonctionne humainement bien jusqu'à une dizaine de collaborateurs pilotée par un manager-leader ; cela facilite la proximité, la lisibilité des contributions individuelles, la mise en place naturelle d'échanges informels .
Dans ce monde VICA (2) privilégier le dialogue et la coopération est une voie de passage pour performer, élever le niveau d'engagement des collaborateurs.
(1) S(spécifique) M(mesurable) A(atteignable) R(réaliste) T (Temporel)
(2) VICA : volatil, incertain, complexe, ambigüe
Bonne lecture
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Bien cordialement
Patrice DALAIGRE
MS CONSEIL comprendre mieux pour agir juste
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